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Les Neurosciences au secours de la procrastination: Comment votre cerveau vous empêche de faire vos tâches

par | Avr 30, 2024 | Psychothérapie

Comprendre la procrastination: son origine et son lien avec notre cerveau

La procrastination est un phénomène qui a touché tout un chacun d’entre nous à un moment ou à un autre. Ce terme désigne l’art de remettre au lendemain ce que nous pourrions faire aujourd’hui. Mais avons-nous réellement une idée de son origine et de son lien avec notre cerveau ?

Eh bien, les neurosciences nous enseignent que notre cerveau est programmé pour privilégier les gratifications immédiates. Ce qui implique que nous sommes plus enclins à retarder les tâches ardues ou désagréables, même si elles sont importantes pour notre avenir. En effet, chaque fois que nous élisons de retarder une tâche, notre cerveau libère de la dopamine, une hormone qui provoque une sensation de plaisir.

Analyse des processus cérébraux lors de la procrastination

La procrastination est donc un processus cérébral complexe. Lorsque vous repoussez une tâche, c’est en fait la partie la plus primitive de votre cerveau, le système limbique, qui prend le dessus. Cette partie de notre cerveau, axée sur la survie, favorise les récompenses immédiates et la diminution des efforts.

À l’opposé, le cortex préfrontal, la zone de notre cerveau associée à la prise de décisions à long terme, demande une activation volontaire. Lorsque nous procrastinons, c’est souvent parce que nous n’activons pas suffisamment cette partie de notre cerveau.

Les solutions proposées par les neurosciences pour lutter contre la procrastination

Il est cependant possible de “réprogrammer” notre cerveau pour dépasser la procrastination. Les neurosciences suggèrent plusieurs techniques tels que :

  • Diviser une grande tâche en petites tâches gérables, ce qui permet à notre cerveau d’appréhender plus facilement la tâche et de réduire le sentiment d’écrasement et d’évitement.

  • Utiliser des récompenses adaptées pour trouver la motivation et stimuler les centres de récompense de notre cerveau.

  • S’attaquer à la tâche immédiatement plutôt que de la différer. Cela peut aider à surmonter l’inertie initiale et à briser le cycle de la procrastination.

En résumé, comprendre comment fonctionne notre cerveau peut nous aider à dépasser la procrastination. Il s’agit finalement d’apprendre à mieux nous connaître, à mieux gérer notre temps et à prendre des décisions qui bénéficient à notre avenir. Même si la procrastination peut sembler une habitude insurmontable, la perspective de la neuroscience nous montre qu’il existe des méthodes cognitives pour la combattre.

Gremy François

Gremy François

Auteur / 📍 Expert en Santé Publique et Médicale

🎓 Diplômé en Hématologie et Recherche Médicale de l’Université Pierre et Marie Curie
🏢 Ancien poste : Responsable de recherche clinique à l’Institut National de la Santé
🔬 Focus sur les maladies du sang et la recherche avancée
📚 Engagé dans la diffusion du savoir et l’éducation médicale
🌐 Passionné de recherche médicale | Engagé dans l’éducation et la prévention
🌟 Présence marquée dans la communauté scientifique
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