Intolérance au lactose : ce qu’il faut savoir en 2025

par | Mai 19, 2025 | Nutrition

Le lactose est le glucide (= sucre) que l’on retrouve dans le lait de la plupart des mammifères, dont les vaches. C’est pourquoi on en consomme beaucoup au quotidien : yaourts, fromages, beurre, lait entier… Par conséquent, lorsqu’on vit en France avec une intolérance au lactose, la vie quotidienne peut vite devenir problématique. Cet article est là pour résumer ce qu’on sait sur le phénomène à l’heure actuelle et les solutions mises en place pour y remédier.

Les mécanismes en jeu et les symptômes les plus courants

La cause principale de l’intolérance au lactose est plutôt aisée à comprendre : il s’agit tout simplement d’une insuffisance en lactase. Cette dernière, qui est une enzyme digestive, a pour rôle de découper le lactose en galactose et glucose. Vous avez sans doute déjà entendu parler de ce dernier puisque c’est une source d’énergie importante. De fait, les personnes qui sont intolérantes au lactose ne vont pas pouvoir produire ce glucose, mais ce n’est pas tout : le lactose non digéré va fermenter dans leur côlon.

C’est ce qui explique les symptômes classiques tels les ballonnements, les crampes d’estomac et les diarrhées en plus d’une fatigue légère. Bien sûr, l’intensité de ces symptômes varie en fonction de la dose de lactose ingérée et du degré de déficit en lactase. Il pourra par exemple arriver que certaines personnes tolèrent le fromage, mais pas le lait cru.

Le diagnostic et les solutions naturelles pour gérer cette intolérance

Avant d’envisager des solutions naturelles pour l’intolérance au lactose, il convient de poser un diagnostic. Car comme nous venons de l’évoquer, le degré d’intolérance n’est pas le même chez tout le monde. Pour ce diagnostic donc, le médecin pourra vous recommander un test respiratoire à l’hydrogène ou un dosage de la lactase via biopsie intestinale. Cela dit, de plus en plus de professionnels de santé privilégient une approche plus pragmatique. 

Elle consiste la plupart du temps à mener un régime strict en éliminant tous les produits à base de lactose. Ensuite, on effectue une réintroduction progressive afin de déterminer le seuil de tolérance. Vous saurez alors plus précisément les aliments qui posent problème et vous pourrez mieux gérer votre intolérance au lactose en conséquence. 

Notons au passage que le régime alimentaire sans produits laitiers fait partie des solutions naturelles proposées aujourd’hui. Entre les laits végétaux et les fromages naturellement pauvres en lactose, il existe heureusement de nombreuses alternatives. Il faut juste être vigilant à consommer suffisamment de calcium et autres protéines afin d’éviter les carences. 

Les compléments enzymatiques et pistes d’avenir

Si vous souhaitez malgré tout continuer à déguster du bon fromage et des yaourts, il est aussi possible de prendre des gélules de lactase avant chaque repas. Ceux-ci contiennent une enzyme qui ressemble à la lactase produite par l’homme, d’où une action similaire sur le corps. Il ne faut pas en abuser néanmoins et cela peut avoir un coût conséquent sur le long terme.

Actuellement, l’une des pistes envisagées pour régler définitivement ce problème d’intolérance au lactose est de moduler la composition de son microbiote intestinal. Certains évoquent par exemple la prise de probiotiques, sachant que cela reste à confirmer par des études sérieuses.

À propos de cet article

  • Signature éditoriale : Élise Montclar
  • Pôle : Pôle Santé, nutrition et sciences du corps d’INTS
  • Rédaction et vérification : Fair-Fair
  • Nature du contenu : Information générale, sans diagnostic personnalisé

Les informations proposées par INTS sont destinées à améliorer la compréhension des sujets abordés. Elles ne remplacent pas une consultation auprès d’un professionnel de santé.

François Gremy

Auteur — Rédaction INTS

François Gremy est un nom de plume utilisé par la rédaction d’INTS pour la publication de ses articles. Les contenus signés sous ce nom sont documentés à partir de sources identifiables — Établissement français du sang, Haute Autorité de santé, Inserm, ANSES — rédigés et vérifiés par l’équipe éditoriale. Ils ont une vocation informative et ne remplacent pas un avis médical. Pour en savoir plus : qui sommes-nous et nos signatures éditoriales.