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Le livre blanc de la transfusion sanguine en Europe
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Mme Simone Veil, ancien Président du Parlement Européen, écrivait
en 2005 que l’Europe de la médecine transfusionnelle serait fondée sur la bonne
volonté d’hommes altruistes dépourvus de motivations mercantiles ; selon Mme Veil,
l’Europe se devait d’être, pour ses états-membres, un espace de comparaison de pratiques
et d’activités en accord avec les réglementations communautaires. Des principes
de sécurité régis par des autorités médicales et scientifiques incontestées à l’échelle
européenne y présideraient, afin de prévenir tout débordement comme ceux que l’on
a connus au début des années 90 avec l’affaire du sang contaminé.
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Dans cet esprit, le réseau des sociétés savantes de médecine transfusionnelle EuroNet-TMS
a pris l’initiative en 2005 de rédiger un premier « Livre Blanc
». Cet ouvrage poursuivait un double objectif : dresser à la fois un état des lieux
et un bilan des activités de la transfusion sanguine dans les pays de l’Union Européenne
depuis la création du réseau en 2002, et se projeter dans les dix années à venir.
C’est ainsi que « Blood Transfusion in Europe : The White Book 2005 » a
vu le jour sous l’égide d’EuroNet-TMS, première pierre d’un édifice en actualisation
permanente, perpétué sur une périodicité de 3 à 5 ans, selon le rythme des événements
liés à l’évolution de la transfusion sanguine en Europe.
Le White Book 2005 dressait un état concernant les réglementations
émanant des autorités de santé européennes, l’énoncé des pratiques et des données
chiffrées provenant des pays européens membres du réseau.
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La prochaine édition, à paraître en 2010, mettra l’accent sur les
disparités multiples constatées à l’échelle européenne et à toutes les étapes de
la transfusion sanguine, ainsi que les mesures mises en œuvre depuis 2005 pour tenter
d’y remédier.
D’autres « sujets brûlants » seront abordés, tels que le niveau de responsabilité
dans l’acte transfusionnel (qui fait quoi, dans quel pays ?), le processus de standardisation
de la formation médicale universitaire et continue, la revendication d’une reconnaissance
en tant que « spécialité médicale » pour la transfusion sanguine, sans oublier l’impact
des 4 directives européennes en matière de transfusion sanguine, les aspects cliniques
et les indications des produits sanguins, l’hémovigilance, etc …
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